L’esclavage n’est pas que chose du passé. C’est un phénomène très présent, si bien qu’il n’y a jamais eu autant d’esclaves dans le monde.
C’est un fléau mondial qui contribue à alimenter les afflictions que sont la pauvreté, les maladies infectieuses, les lacunes en éducation et la criminalité, allant même jusqu’au terrorisme.
Il prend plusieurs formes, la plus connue étant celle du trafic sexuel des femmes et des enfants. Cette forme d’esclavage fait plusieurs centaines de milliers de nouvelles victimes chaque année.
Mais l’esclavage prend aussi forme suite au non-respect des lois sur le travail et des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses, par la servitude pour dette ou encore par la menace de représailles violentes envers les victimes et leurs proches.
En plus des impacts dévastateurs sur la santé physique et psychologique des victimes, l’esclavage affecte indirectement les familles et, par surcroît, des communautés dans leur ensemble.
La condamnation de l’esclavage est unanime. Aucun individu ou État ne peut se prononcer en faveur de l’esclavage sans être durement réprimandé.
Pourtant, les revenus provenant de l’esclavage et du trafic d’êtres humains à l’échelle mondiale éclipsent les revenus issus du trafic d’armes, et suivent de près ceux associés au trafic de drogue, sans toutefois attirer autant d’attention politique.
Pour nous à l’OMDAC, l’ignorance collective face à l’ampleur du problème, en raison notamment d’un manque de financement dans la recherche et la sensibilisation en lien avec ce fléau, constitue une aberration sur. De plus, le manque de volonté des acteurs politiques dans ce dossier ainsi que l’absence d’action concrète sur le terrain contribuent certainement à éloigner ce fléau du regard du public, ce qui est inacceptable selon notre perspective.
Les esclavagistes et les trafiqueurs adoptent généralement une approche multilatérale pour arriver à leur fin.
Afin d’arriver à les contrer, il faut donc envisager une réponse qui soit elle-même de nature multilatérale. Plus précisément, nous devons arriver à:
- Sensibiliser la population afin d’accroître la volonté politique et par conséquent augmenter le financement de programme divers;
- Développer des outils à l’aide d’experts pour appuyer les forces de l’ordre afin d’appliquer efficacement les lois et de traîner en justice les responsables;
- Créer et participer à des projets de développement économique et social dans le but de ralentir et diminuer le flux de victimes potentiel et surtout de venir en aide aux victimes actuelles en leur offrant des alternatives aux travaux forcés.
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